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Annexe : résumés de textes complémentaires
JULIEN PARIS
La place de la ville dans le discours des aménageurs du début des années 1920 à la fin des années 1960

Isabelle COUZON, 1997

L'étude des mécanismes de décision dans le domaine de la politique d'aménagement et de planification urbaines s'inscrit de manière intrinsèque dans une perspective nationale, voire internationale lorsqu'il s'agit de mesurer l'importance des modèles et des influences réciproques. Nous nous attacherons à dégager les mécanismes et l'environnement politique, économique et social des décisions prises en matière de planification et d'aménagement urbains en France entre le début des années 1920 et la fin des années 1960. Il nous semble primordial d'associer à ce premier jalon l'étude de la constitution des réseaux de "décideurs" afin de saisir l'histoire des transformations de la politique urbaine en France au cours du XXe siècle. "L'histoire contemporaine de l'urbain" (R.Baudouï et al., 1990, p. 97) présente un caractère complexe car son appréhension passe par la prise en compte simultanée de deux niveaux d'analyse : celui de la prise de décision ; celui de l'échelle d'intervention.
L'histoire politique de l'urbain comporte une dimension spatiale, dans la mesure où elle inclut l'étude de l'évolution d'une pensée de l'aménagement et des territoires de l'aménagement, ce qui justifie la prise en compte des acteurs qui véhiculent un discours sur la ville.

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L’utopie politique des villes du XXI siècle (extrait)

Philippe Estebe, 2001

Ce document, issu d'un séminaire sur la prospective urbaine, a été élaboré autour d'une idée centrale : la ville de demain sera très différente de l'image que nous nous faisons de la ville "traditionnelle", mais il est trop tôt pour en dessiner les contours
avec certitude. C'est pourquoi le parti-pris adopté dans ce document a consisté à privilégier la diversité des approches et des conceptions. L'ouvrage est structuré autour de cinq thèmes. Une partie introductive donne la mesure des bouleversements à venir, en particulier dans les grandes métropoles. La deuxième partie porte un regard sur des villes non européennes (Tokyo, Istanbul, Los Angelès,
Singapour) et sur l'expérience d'Euralille, afin de susciter d'autres façons de réfléchir sur les villes européennes et leurs possibles évolutions. La troisième partie s'interroge sur la fin des utopies urbaines traditionnelles (entendues au sens de "société idéale" ou de "modèle utopique") et sur leurs reformulations contemporaines. La quatrième partie met en évidence le caractère innovateur et
contradictoire du "développement durable", qui pourrait devenir la nouvelle utopie urbaine du XXIe siècle. Enfin, la dernière partie rend compte des débats et des polémiques actuels qui se sont focalisés, en France, sur l'opposition entre le modèle de la ville européenne traditionnelle et celui de la "ville émergente".

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Villes et nouvelle économie

Emmanuel Eveno et Gilles Puel, 2003

Cet article analyse les modes d’insertion spatiale des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les métropoles puis aborde la question des mythes d’une « antigéographie » soulevés par cette nouvelle vague d’innovations dont les postulats sont basés sur les effets de réseaux et les technologies de lutte contre la distance. Trois approches (hiérarchie urbaine, réorganisation de l’espace métropolitain, nouveaux objets urbains) essaient de montrer toute la place de la géographie et des problématiques territoriales autour des TIC.


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Les villes européennes. Analyse comparative

Céline Rozenblat et Patricia Cicille, 2003

Quinze ans après la publication d’une première étude sur les villes européennes, cet ouvrage propose une nouvelle hiérarchisation des villes à partir d’indicateurs qui ont dû nécessairement être revus pour couvrir de nouveaux aspects du développement urbain. L’objectif de l’analyse est d’identifier les composantes d’une organisation de l’ensemble du système des villes. Quel est le niveau de rayonnement de chaque agglomération européenne ? Comment ces villes sont-elles insérées dans les réseaux européens ? Quelles sont les caractéristiques qui font l’originalité des plus grandes d’entre elles ? Certaines villes ont gagné une place prépondérante dans les domaines économiques, scientifiques, culturels ou de transport. Certaines aussi se sont singularisées dans des fonctions spécifiques, et, leur place dans le classement ne manquera pas d’étonner le lecteur. C’est ici que prend tout l’intérêt de l’analyse qui vient éclairer les différences de rayonnement. Une diversité qui, à l’évidence, dynamise le réseau urbain européen.

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Les villes européennes, analyse comparative.

critique de Patrick Poncet, 2003

Céline Rozenblat et Patricia Cicille nous proposent une mise à jour de la Banane bleue. Quatorze ans après celle de Roger Brunet, voici une nouvelle étude statistique et cartographique sur le sujet des villes européennes (télécharger l’ouvrage), ou plus exactement sur celui de la répartition d’une quinzaine de fonctions dans 180 agglomérations européennes de plus de 200 000 habitants.

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New Metropolitan Spaces and Metropolitan Strategies in the Face of Modernisation

Willem Salet, 2007

Au début du XXIeme siècle, les espaces urbains traversent une période de croissance et de transformation radicale. Les villes s’étendent de plus en plus. Leur configuration spatiale devient de plus en plus décentralisée et fragmentée. La dichotomie traditionnelle entre hiérarchie urbaine et périphérie est en train de disparaître. Les nouveaux espaces métropolitains sont caractérisés par des processus de segmentation et de spécialisation à distance ainsi que par des polarisations sociales qui structurent l’espace. Les tentatives de planification des villes-régions essaient de rééquilibrer ces processus qui font éclater la ville. Cet article explore brièvement les transformations métropolitaines actuelles en utilisant une approche générique. Il se focalise également sur les stratégies des métropoles pour affronter ces défis dans le cadre de situations institutionnelles variées, un peu partout en Europe. En troisième lieu, cet article interroge les effets potentiels des projets urbains sur un rééquilibrage des transformations urbaines. Comment les grands projets urbains sont-ils conceptuellement élaborés ? Comment les alliances d’acteurs qui les soutiennent se forgent-elles ? Comment les citoyens et les groupes sociaux sont-ils impliqués de manière à produire de nouveaux espaces plus intégrés ?

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Le voyage en Utopie : nécessité pour concevoir la ville de demain ?

Jean-Pierre Simon, 2004

À partir des notes prises lors d’un colloque au Palais du Luxembourg, le 12 février 2004, intitulé : LA VILLE DANS LE FUTUR, Réflexions sur le phénomène urbain.
Quatre tables rondes étaient organisées, autour d’une trentaine d’interventions de chercheurs et décideurs publics et privés de haut niveau.

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Penser la « ville monde »

Alain Bertho, 2005

Mettant en évidence les discontinuités conceptuelles et la mise en crise des catégories des sciences sociales mobilisées pour penser la ville, l’auteur plaide pour une anthropologie de la ville monde. Car ce qui se joue aujourd’hui, au c½ur des affrontements urbains contemporains, c’est bien l’intellectualité de la ville, sa nouvelle figure anthropologique où se télescopent sans cesse des processus et des enjeux transnationaux et des enjeux de micro territoires.

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Barcelone : Projets Urbains globaux et revendications territoriales

Alexandra Hache, 2005

La planification des projets urbains (PU) de Barcelone est rythmée de vastes campagnes publicitaires orchestrées par les institutions catalanes et espagnoles, et par les résistances individuelles et collectives à ces projets urbains et aux modalités de décision, d’application les accompagnant. Il s’agit ici d’apporter un éclairage sur les enjeux des politiques urbaines menées à Barcelone à un moment où la ville s’est forgé une réputation internationale en tant que modèle de gestion des espaces publics et d’exemple à suivre dans l’activation de politiques de participation citoyenne sur les questions ayant trait à la gestion commune de ces espaces.

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Le « jeu » entre le local et le global : dualité et dialectique de la globalisation

Anna Dimitrova, 2005

« Nous n’appartenons plus qu´à un seul monde.
Nous expérimentons des versions locales du monde et,
en le faisant, nous devons nous localiser
dans le contexte le plus large du global”

Une petite nouvelle dans le domaine de la culture, annoncée au cours d’une émission du matin d’une des chaînes de télévision bulgares à la fin du mois de mars 2004, a attiré mon attention. Il s’agissait de la parution du premier numéro, traduit en bulgare, du fameux magazine américain Cosmopolitan. En lui faisant de la publicité dans un style pompeux, on disait que le public bulgare savourerait enfin le plaisir d’avoir accès à ce magazine, largement répandu, connu et apprécié partout dans le monde, indispensable et unique par sa nature parce qu’il serait capable de s’adapter avec aisance à chaque type de public et de jouer avec brio les rôles, à la fois de connaisseur, de conseiller et de guide pour nous conduire dans le vaste océan tourbillonnant de la vie. Maintenant disponible aussi en Bulgarie, il permettrait au public bulgare de s’intégrer à la communauté globale de ses admirateurs, en partageant le délice de surfer sur ses pages.

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La ville-territoire

Cyrille Faivre-Aublin, Panos Mantzaras, Steven Melemis, 2003

Les mots que nous employons pour nommer les faits urbains arrivent parfois à la limite de leur capacité de correspondance vis-à-vis des situations observées. En effet, souvent, ce que le langage permet de capter et de nommer, ce sont des choses qui ont existé et qui sont déjà en transformation ou qui sont considérées en état de crise (sociale, spatiale...). D’où la nécessité d’articuler une critique du terme urbanité, désignant cette qualité de rapports intenses humains qui vont de l’économique au social et du culturel au politique. Rapports humains qui jusqu’ici trouvaient leur cadre dans ce qui a été nommé « ville », sans pour autant que soit jamais posé le problème de son existence. Il ne s’agira pas ici de répéter les constats sur les profonds changements des villes et de la vie urbaine ; ni d’exposer des chiffres et des statistiques démontrant les flux, les mètres carrés et le potentiel des grandes périphéries des villes. Il ne s’agira pas non plus d’essayer de convaincre de la nécessité de centrer le regard critique et la volonté projectuelle sur ce type d’espaces.

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Tôkyô, métropole japonaise en mouvement perpétuel

Natacha Aveline, 2006

Près de 80% des Japonais vivent en ville. Ce taux n’est que légèrement supérieur à celui de l’Espagne ou de la France, mais le gigantisme urbain atteint sur l’archipel des niveaux inégalés en Europe. Onze villes ont plus d’un million d’habitants (2006), elles se regroupent dans quatre grandes conurbations qui structurent un cordon urbain quasi-continu de mille kilomètres s’étirant le long du littoral Pacifique de Tôkyô à Fukuoka. Deux se distinguent par leur démesure : Tôkyô, première agglomération de la planète avec 34 millions d’habitants, et Ôsaka, la dixième avec 17 millions d’habitants, cumulent un produit régional brut de quelque 1 850 milliards de dollars, équivalent à celui de l’Italie et des Pays-Bas réunis.

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Métropoles : des "bols" pour l'innovation ?

Richard Shearmur, 2003

Le concept d'innovation est vaste et ses emplois se rattachent à des significations diversifiées, pouvant aller de l'innovation minimale opérée par un entrepreneur sur un chantier jusqu'à une innovation institutionnelle majeure comme l'avènement de la démocratie. L'innovation est un terme relatif (on innove par rapport à quelque chose) et qualitatif (il existe divers degrés d'innovation, et ces degrés dépendent en partie de jugements individuels). Mais la notion d'innovation reste souvent cantonnée à son aspect technologique qui ne tient pas compte du cadre beaucoup plus large dans lequel l'innovation doit être comprise.

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L’approche territoriale du " développement durable ", condition d’une prise en compte de sa dimension sociale

Jacques Theys, 2002

Après une longue période de scepticisme ou d’indifférence, le "développement durable" commence aujourd’hui à susciter une certaine curiosité bienveillante, et à influencer, de manière plus ou moins concrète, les pratiques des entreprises ou des institutions publiques. C’est en particulier le cas dans les domaines de l’aménagement du territoire et des politiques urbaines et locales – où l’on constate que cette préoccupation est en effet progressivement intégrée ; souvent sous la pression des réalités de terrain ou des évènements – comme la catastrophe récente de Toulouse, mais aussi sous l’impulsion conjointe des gouvernements, des autorités locales ou même, de plus en plus, des instances européennes ou internationales.

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Une géographie politique de l'espace numérique?

Jean Rivière, 2007

Certains analystes d’Internet emploient de multiples termes à forte connotation géographique pour décrire son organisation. Le champ politique français, tel qu’il est structuré sur le web autour des grandes familles et sensibilités politiques, apparaît pour certains comme un « espace » qui peut donner lieu à une « cartographie ». L’étude critique du travail effectué par l’observatoire de la présidentielle 2007 sur la blogosphère politique montre que l’espace politique numérique est plutôt un espace social au sens de Bourdieu qu’un espace géographique.

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TIC (des) et des territoires. Quelles conséquences des technologies de l'information et de la communications sur la vie urbaine, les territoires et la mobilité ?

J. Theys, S. Maujean, P. Bain, J. Morneau et alii, 2005

Composé d'une trentaine d'articles de 1995 à 2005, ce document est structuré autour de six grandes interrogations qui ont comme point commun de porter sur l'inscription des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les territoires, le fonctionnement des processus démocratiques et les modes de vie urbains. Ces six questions peuvent se résumer de la manière suivante : l'émergence du virtuel signifie-t-elle la fin des distances et des territoires ? Quelles perspectives peut-on tracer pour les véhicules et systèmes de transports intelligents et à quels obstacles se heurte leur diffusion ? Dans quelle mesure et à quelles conditions les TIC peuvent-elles contribuer au développement des territoires, et éventuellement à la réduction des inégalités spatiales ? Les nouveaux outils d'aide à la conception et de visualisation peuvent-ils accompagner utilement les processus de concertation et de débat public ? Les TIC ouvrent-elles réellement des opportunités de constitution de nouveaux espaces publics et de construction d'une démocratie en réseau ? Enfin, quelles priorités de recherche devraient être celles du ministère de l'Equipement dans ce champ des technologies de la communication ? Finalement, ce qui apparaît avec le plus de clarté tout au long de cet ouvrage, c'est la différentiation très forte entre trois logiques d'appropriation des TIC : une logique très forte d'appropriation individuelle, une logique de réorganisation des formes de travail et une logique mi-individuelle, mi-publique, où l'enjeu est d'utiliser le potentiel des TIC au profit de finalités collectives.

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L’Etat et la ville globale : notes pour penser l’inscription spatiale de la gouvernance.

Saskia Sassen, 1996

La mondialisation a transformé la signification et les lieux du pouvoir sur les économies nationales. Une des principales propriétés de la phase actuelle de la longue histoire de l’économie mondiale est le développement des technologies de l’information, l’augmentation de la mobilité et de la liquidité du capital qui l’accompagne, et le déclin qui en résulte pour les capacités de régulation des Etats nationaux dans des secteurs-clés de leurs économies. C’est le cas notamment des nouvelles industries de l’information, de la finance et des services. Celles-ci tendent à avoir une économie spatiale transnationale et pour partie enchevêtrée dans des espaces électroniques qui dépassent les juridictions et les frontières conventionnelles. Cependant l’économie spatiale de ces industries montre aussi le besoin de sites stratégiques, concentrant d’importantes ressources et infrastructures, sites appartenant à des territoires nationaux et beaucoup moins mobiles que ce que suggèrent la plupart des commentaires généraux sur l’économie mondialisée de l’information. Cette contradiction ouvre des possibilités d’action pour l’Etat, y compris l’état local, non prévues dans les hypothèses d’un déclin significatif de l’État dans l’économie mondialisée.

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Un monde surexposé

Paul Virilio, 1997

Totalité ou globalité ? Comment ne pas se poser la question de savoir ce que recouvre le terme sans cesse répété de « mondialisation » ? S’agit-il d’un mot destiné à renouveler celui d’internationalisme, trop marqué par le communisme, ou, comme on le prétend souvent, d’une référence au capitalisme du marché unique ? Dans un cas comme dans l’autre, on est loin du compte. Après la « fin de l’histoire », prématurément annoncée par Francis Fukuyama il y a quelques années, la mondialisation annonce, en fait, la fin de la géographie, la fin de l’espace d’une petite planète en suspension dans l’éther électronique de nos modernes moyens de télécommunications.

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De l’urbanisation à la glocalisation

Blaise Galland, 1996

J'aimerais montrer brièvement trois choses dans cet article.

La première, c'est la difficulté que nous avons à prendre conscience que la façon dont nous traitons, processons et communiquons l'information est une variable essentielle pour comprendre la forme et le sens de la ville. Je donnerai deux exemples et tenterai une explication théorique.

La deuxième, c'est comment les "nouvelles" technologies de l'information changent radicalement le sens de la ville en déplaçant, dans le cyberespace, sa fonction essentielle de noeud d'échange d'informations. Ce nouvel espace public résulte de la fusion entre l'informatique moderne et les télécommunications, permettant ainsi d'interconnecter entre elles les mémoires des ordinateurs du monde entier pour ne former plus qu'un seul immense ordinateur réticulaire, sans centre ni périphéries, et fonctionnant à la vitesse de la lumière.

Enfin, la troisième sera d'avancer l'hypothèse, paradoxale, que les premiers effets de cette globalisation dans l'univers des bytes sera de renforcer les réseaux sociaux locaux, d'accentuer les disparités locales plutôt que d'unifier le monde dans une culture unique, "américaine", comme beaucoup d'intellectuels l'ont craint ces dernières années. Si cette hypothèse s'avère plausible pour les raisons que je vais développer, alors nous sommes entrés de plain pied dans un nouveau processus d'appropriation de l'espace, dans une nouvelle façon de nous relationner au territoire et de nous l'approprier pour qu'il subvienne à nos besoins. J'appellerai ce processus celui de la "glocalisation", c'est-à-dire le processus double par lequel la ville se décharge de sa fonction de production, d'échange et de traitement de l'information en la déplaçant dans le cyberespace, tout en développant, conséquemment, de nouvelles formes d'organisations socio-spatiales au niveau local.

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Mobilité et grands ensembles
D’un urbanisme de zones à un urbanisme de flux


Bernard Reichen, 2006

Grand prix de l’urbanisme 2005, Bernard Reichen nous livre ici ses réflexions sur une articulation entre la problématique des mobilités urbaines, les évolutions sociétales contemporaines et l’intervention sur les grands ensembles. Une incitation à penser la rénovation urbaine dans le cadre des flux de la “ville territoire”.

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Il était une fois, la ville...

Gabriel Maissin, avril 2007

À propos du livre d’Olivier Mongin, La condition urbaine, Seuil, 2005.

Vue de l’espace, la nuit, notre planète apparaît comme un gigantesque ensemble bâti que révèlent les lumières de nos villes. La scintillante galaxie européenne, les cordons des villes côtières de l’Amérique du Nord, les amas plus serrés de l’Asie, de l’Inde à la Chine, de l’Indonésie au Japon, les astres isolés de l’Amérique du Sud, d’Afrique ou d’Australie… manifestent l’existence d’une des tendances les plus impressionnantes du dernier siècle : l’urbanisation du monde.

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Vers une tenségrité du contrôle

Valérie Chatelet, 2005

Parce qu’elle évoque d’abord la limitation des libertés, les tentations totalitaires, l’arbitraire et le manque de légitimité de ceux qui l’exercent, la notion de contrôle est tabou ! Les perspectives de dérives renforcées par l’utilisation de technologies puissantes et toujours « mieux » diffusées inquiètent et refrènent la plupart des tentatives de recherche dans cette direction. Pourtant,
bien qu’elle soit généralement comprise comme une manipulation forte et coercitive, « la notion de contrôle comprend l’échelle entière, depuis le contrôle absolu jusqu’à sa forme la plus faible et la plus aléatoire : toutes les influences intentionnelles sur le comportement aussi faible soit-elle ».

Toutes les formes de vie nécessitent la gestion des ressources dont elles disposent et, par là même, diverses formes de contrôle. Feedback positif ou négatif, chaque prise de décision est soumise à l’évaluation de la situation et des conséquences de la précédente action, avec comme perspective un objectif prédeterminé qui oriente son évolution ou bien tend au maintien de son équilibre. Si ces formes de contrôle peuvent être considérées comme spontanées et, pour cette raison, légitimes, le contrôle « arbitraire » trouve lui aussi une légitimité quand il s’agit de résoudre les dilemmes de l’action
collective et des biens publics. En effet, le laissez-faire s’accompagne d’une série d’effets pervers : les monopoles, la répartition inéquitable des ressources, la ségrégation, les effets de congestion, d’insuffisance ou de pollution des biens communs.

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Conférence internationale Mégapoles du futur
Mobilité et cohésion sociale / Actes de la conférence


Unesco, 2004

Le choix du thème de cette conférence s’est imposé, les problèmes de mobilité dans les grandes métropoles du monde étant fondamentaux pour l’avenir de ces villes et des pays concernés. En effet, sous l’effet des croissances démographique et économique, on assiste au développement rapide des demandes de mobilité qui se traduisent par l’aggravation de la congestion, de la pollution, et par des entraves physiques au bon fonctionnement des métropoles. Des problèmes sociaux résultent de cette évolution, lorsqu’elle n’est pas maîtrisée, ainsi que des inégalités croissantes et l’éclatement du tissu urbain.

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Appel à projets de recherches "Cultures et Territoires en Ile – de – France

PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture), pages 8 à 11

Le phénomène métropolitain fait l’objet d’une attention soutenue de la part des sciences sociales (économie, géographie, sociologie et science politique) en France comme dans le reste du monde. Si la notion de “ métropolisation ” tend à s’imposer pour décrire les évolutions des plus grandes villes, dont Paris, force est de constater que ce terme recouvre de multiples lectures, renvoyant à des cadres interprétatifs contrastés. La plupart de ces travaux ont néanmoins en commun de considérer la dynamique de métropolisation, à l’oeuvre dans l’ensemble du monde, comme la traduction spatiale du processus de globalisation économique. Les métropoles constituent les points d’ancrage territorialisés de la globalisation, des noeuds traversés de flux multiples, externes et internes. En compétition à l’échelle mondiale, elles sont liées les unes aux autres par des interdépendances croissantes (qui s’accompagnent parfois d’une dissociation vis-à-vis de leur arrière-pays) et sont marquées par un certain nombre de phénomènes comparables : autonomie croissante vis-à-vis des Etats-nations et parfois des pouvoirs régionaux, émergence de nouvelles élites politiques, économiques et sociales ainsi que de nouveaux mouvements sociaux, recomposition accélérée du tissu économique et transformation des relations au travail, mutation de la forme urbaine et de la morphologie sociale des territoires (périurbanisation, gentrification, relégation)…

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Intelligent cities
Knowledge based conditions for the development of European cities


INTA, 2007

Cities are the focal points of the knowledge economy, because it is mainly in cities that knowledge is produced, processed, exchanged and marketed. Cities are best endowed with knowledge infrastructure (universities, other educational institutes, etc.); they tend to have higher than average shares of well-educated people; they are best endowed with electronic infrastructure, they are well connected to the global economy through airports; they have a function as a place where knowledge is exchanged, and as breeding nest for talent and new combinations. It is therefore no coincidence that many larger cities have experienced a remarkable revival in the 1990s. The creation of new knowledge mainly takes place in cities. Cities with a strong knowledge base seem to gain in the knowledge economy. In Finland, Helsinki and other university cities in the country were the main drivers of economic growth during the second half of the 1990s.

A solid knowledge base is reflected in the economic life of a city and that it is, therefore, of increasing importance for urban economic growth and change. No region can prosper without some level of linkage to sources of innovation and knowledge production. However, the city profile is rapidly changing upon the socio-economic transition deriving from the technological changes, the globalisation of the economy and the delocalisation of the productive and services industries to more competitive places. The European response to these challenges, contained in the Lisbon then Gothenburg, Luxemburg and Leipzig Declarations, is to concentrate the collective efforts of the European Union on innovation for growth and cohesion.

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Julien PARIS
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Métropoles

La ville indéterminée
Les évolutions urbaines contemporaines échappent aux cadres d’analyse traditionnels encore héritiers du modernisme et rendent la ville incertaine. Urbanisme « liquide », « ville numérique », « métapolis » ou « ville générique », les concepts sont aujourd’hui à réinventer si on cherche à définir cette future ville « durable ».lire l'introduction du dossier
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Annexe : résumés de textes complémentaires
JULIEN PARIS
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