Cet article revient sur la naissance de la notion de développement durable qui apparaît dans le débat international en 1987, dans le rapport « Brundtland ». L’Agenda 21 représente la traduction de cette idée en un corpus de recommandations pour les collectivités.
Adopté en 2004, l’Agenda 21 de la culture est le premier document à vocation mondiale qui prend le pari d’établir les bases d’un engagement des villes et des gouvernements locaux en faveur du développement culturel. Depuis, de nombreux festivals, institutions, collectivités territoriales, acteurs culturels organisent leur action autour de la recherche d'une interaction entre projet artistique et culturel et le développement durable.La notion de développement durable apparaît dans le débat international en 1987, dans le rapport « Brundtland » (dont le titre exact est
Notre Avenir à Tous) pour la Commission mondiale sur l'environnement et le développement. Ce rapport définit un concept : «
Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». L'objectif du développement durable est de définir des schémas viables qui concilient les trois aspects économique, social, et environnemental des activités humaines ; « trois piliers » à prendre en compte, par les collectivités comme par les entreprises et les individus. Depuis ce rapport, la notion s’est répandue et a progressivement influencé les politiques publiques locales et nationales.
L’Agenda 21 (ou
Action 21) représente la traduction de cette idée en un corpus de recommandations qui décrit les secteurs où le développement durable doit s’appliquer dans le cadre des collectivités territoriales. Ce plan d'action pour le XXIe siècle, adopté par 173 chefs d'Etat lors du sommet de la Terre de Rio en 1992, consacre un rôle prépondérant aux autorités locales pour aborder avec efficacité les défis du XXIe siècle : changements climatiques, perte de la biodiversité, atteintes à l’environnement et à la santé, déficit de représentativité des femmes, écarts de revenus entre les pays et au sein des territoires… Dans son chapitre 28, la déclaration de Rio incite les collectivités à élaborer des « Agenda 21 locaux », en y impliquant fortement les habitants, l’ensemble des acteurs locaux et les entreprises. La démarche, fondée sur un diagnostic concerté, va permettre de concevoir un projet stratégique, traduit par un plan d’actions périodiquement évalué et renforcé. Les outils réglementaires présentés dans ce document vise la mise en cohérence des différentes compétences et obligations des collectivités et ont pour objet de renforcer le niveau national de qualité des territoires : urbanisme, habitat, transports, solidarité.
Parallèlement, l’Agenda 21 offre un cadre politique mobilisateur et accessible au citoyen. Le plan d’action avance la nécessité de construire de nouveaux modes de décision, en mettant fin à une culture technocratique et un pouvoir hiérarchisé. Les politiques publiques doivent dorénavant reposer sur un partage des savoirs, des pouvoirs et des responsabilités et s’inscrire dans un renouveau des modes d’évaluation, de décision et d’action politiques. Ce changement de posture du monde politique vis-à-vis de la population citoyenne doit fonder une nouvelle culture territoriale et citoyenne.
En France, le
Comité 21 - Comité français pour l'environnement - assure depuis 1994 le suivi des travaux de mise en ½uvre concrète des Agendas 21 locaux par les collectivités.
Les valeurs et recommandations véhiculées par l'Agenda 21 ont pu être reprises par d’autres structures que les collectivités locales. Il existe des démarches d’entreprises qui se matérialisent sous la forme d'une stratégie dite "RSE" (responsabilité sociale de l’entreprise).
L’Agenda 21 pour la cultureLa culture apparaît pour la première fois à partir de 2002, lors du forum de Porto Alegre comme « 4e pilier de développement » durable. Le 8 mai 2004 à Barcelone, lors du forum des Autorités locales, devenu Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), naît l'Agenda 21 de la culture, document de référence destiné à l'ensemble des pouvoirs locaux.
Ce texte a été adopté par des villes et des gouvernements locaux du monde entier qui s'engagent dans les domaines des droits de l'homme, de la diversité culturelle, du développement durable, de la démocratie participative et de la création de conditions pour la paix. L’Agenda 21 de la culture est le premier document à vocation mondiale qui prend le pari d’établir les bases d’un engagement des villes et des gouvernements locaux en faveur du développement culturel. Depuis, de nombreux festivals, institutions, collectivités territoriales, acteurs culturels organisent leur action autour de la recherche d'une interaction entre projet artistique et culturel et le développement durable.
Téléchargez l’Agenda 21 de la culture :
ici ------------------------------------
Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) représente et défend les intérêts des gouvernements locaux sur la scène mondiale, quelle que soit la taille des collectivités qu’elle appuie. Basée à Barcelone, l’organisation s’est fixée la mission suivante :
"
Etre la voix unifiée et le défenseur de l’autonomie locale démocratique, promouvoir ses valeurs, ses objectifs et ses intérêts, au travers de la coopération entre les gouvernements locaux, comme au sein de la communauté internationale".
www.cities-localgovernments.org/Pour en savoir plus sur le développement durable :
ici ou
là ------------------------------------
Le cadre institutionnel du développement durable
Au niveau international - L'Agenda 21 de RioAvec les 173 États représentés, le Sommet de la Terre de Rio de 1992 consacre pleinement le thème du développement durable notamment par la signature d’un programme d’actions pour le XXIe siècle: l’Agenda 21 dont les 40 chapitres décrivent les secteurs où le développement durable doit s’appliquer et formulent des recommandations.
www.un.org/french/ga/special/sids/Agenda21Chapitre 28 : Initiatives des collectivités locales à l'appui d'Action 21
www.agora21.org/rio92/A21_html/A21menu/A21menu28.html
Depuis Rio en 1992, d'autres rencontres internationales précisent les solutions à apporter pour promouvoir et concrétiser l’Agenda 21:
-
La déclaration de Beijing (1995), sur les mesures à prendre dans tous les domaines pour donner aux femmes plus de pouvoirs.
-
La déclaration de Copenhague (1995), sur le développement social
-
Le Programme pour l’habitat (1996), sur la sécurité foncière
-
La déclaration de Récife (1996) sur la pauvreté urbaine
-
Le protocole de Kyoto (1997) pour une réduction globale de 5,2 % des émissions de dioxyde de carbone d'ici 2012 par rapport aux émissions de 1990
-
Les objectifs du millénaire pour le développement (2000) pour combattre toutes les formes de pauvreté à échéance 2015
- La déclaration de Johannesburg (2002)
La participation d’une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement et de plusieurs dizaines de milliers de représentants gouvernementaux et d'organisations non gouvernementales au Sommet de Johannesburg a abouti, après plusieurs jours de délibérations, du 26 août au 4 septembre, à des décisions qui portent, entre autres, sur l'eau, l'énergie, la santé, l'agriculture et la diversité biologique.
- Rapport du Sommet mondial pour le développement durable (Johannesburg) :
www.un.org/french/events/wssd
Au niveau européen
-La stratégie européenne du développement durable -2001
www.ecologie.gouv.fr/strategie-europeene-de.html
En plus des objectifs à long terme dans les domaines : du changement climatique et des énergies propres ; de la santé ; de la gestion des ressources naturelles et de l’aménagement et des transports, la stratégie européenne permet une reconnaissance des Agenda 21 locaux en terme de leviers pour le changement et en tant que moteurs pour la concertation.
- La Charte d'Aalborg
L’ancrage territorial du développement durable en Europe se concrétise véritablement à la Conférence européenne sur les villes durables qui a eu lieu à Aalborg (Danemark) en 1994. Organisée par l’ICLEI avec l’appui de la Commission européenne et de nombreux réseaux de villes, elle réunit 600 représentants de collectivités. La Commission européenne lance à cette occasion la Campagne européenne des villes durables, d’où sera issue la Charte d’Aalborg, signée par 80 collectivités.
www.ecologie.gouv.fr/IMG/Agenda21/textes/aalborg.htm
4 autres Conférences se sont déroulées depuis Aalborg: Lisbonne en 1996, Hanovre en 1999, Aalborg + 10 en 2004, Séville en 2007.
- Plan de Lisbonne :www.agora21.org/lisbonne/index.html
- Appel d'Hanovre : www.agora21.org/a21local/hannovre/frame01.html
- Engagements d’Aalborg + 10, signés par plus de 2060 collectivités de tous pays dont 35 françaises.
www.aalborgplus10.dk
Au niveau national
- La stratégie nationale du développement durable
Le séminaire gouvernemental du 28 novembre 2002 ainsi que la stratégie nationale de développement durable (3 juin 2003) marquent la volonté du gouvernement français de placer le développement durable au c½ur de l’action publique. A cette occasion, il a été décidé de favoriser la réalisation des Agendas 21 locaux afin de tendre à terme à leur généralisation. 500 Agendas 21 locaux à horizon 2008.
Télécharger la Stratégie Nationale de Développement Durable :
www.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=4177
- Autres stratégies et plans d'action thématiques
- Le Plan climat – 2004
- La Stratégie nationale pour la biodiversité– 2004
Sources de l’article :
http://www.Agenda21france.org/demarche.html
http://www.bcn.es/cultura/Agenda21cultura/index_fr.htm
Rapport Bruntland en Français :
ici