La ville post-moderne est caractérisée par la constante évolution de sa forme, ses flux, et ses usages. Elle se fait configuration spatiale et temporelle où l’usager vient insinuer ses « manières de faire » (Michel de Certeau), modes d’appropriations individuels ou collectifs qui introduisent « une autre spatialité » (passagère et éphémère) dans la ville géométrique.
Nouveau rapport aux territoires, mutation du rapport au temps, nouvelles manières de se représenter la ville : l’introduction des NTIC -plus spécifiquement des supports embarqués (types PDA et smart phone, ephone-, participe à transformer nos usages et nos représentations de ce texte urbain. Ils façonnent notre appréhension de nos territoires de vie et de circulation, et insinuent de nouveaux repères à notre perception de la ville. Autour de ces outils numériques se joue ainsi une possible désegmentation des modes d’appréhension du territoire, pour opérer des passerelles inattendues entre les dimensions sensibles, symboliques, sociales et politiques de la ville.
Ce focus sera l’occasion d’aborder cette question des usages, sous trois angles. D’une part comment ces outils participent-ils à façonner les usages sociaux dans la ville, notamment les mobilités et l’articulation des différentes échelles spatiales et temporelles de la ville ? D’autre part dans quelle mesure les contenus numériques impulsent-ils une représentation enrichie de nos environnements, notamment par la médiation des arts numériques ? Enfin, comment les modes d’appropriation individuelles et collectives de ces technologies de l’information et de la communication peuvent-ils servir d’appui à de nouveaux modes de mobilisation sociale et politique sur le territoire ? |